Agé de 58 ans, Denis DUBOIS intervient depuis 1981 comme consultant auprès d’entreprises, d’organisations professionnelles, sur des problèmes variés d’ingénierie, d’expertise, de management, et de communication financière. Il anime au sein de son cabinet IEF une équipe d’experts reconnus sur ces différents sujets. Sur un plan opérationnel, il a assuré la direction financière en temps partagé de PME, intervient comme expert auprès de grands groupes industriels, et coopère aux actions de formation et de communication dans le cadre d’opérations d’ouverture du capital ou de privatisation (France Télécom, Thomson multimédia, EDF…)
Durant une quinzaine d’années, Denis DUBOIS a assuré la direction de l’ensemble des enseignements rattachés à la chaire de gestion financière au Conservatoire National des Arts et Métiers. Aujourd’hui, il dirige en tant que professeur des universités au CNAM les formations en stratégie, diagnostic et ingénierie financiers du Master « Finance d’entreprise ».
Membre du Haut Conseil de la Certification de l’AMF, membre de la compagnie des conseils et experts financiers, Denis Dubois a été rédacteur en chef pendant plus de dix ans de la revue Finance et Gestion, qu’il a fondé en 1985 (revue rattachée au Centre National des Professions Financières, au Club des Directeurs de Banques et au Club des Directeurs Financiers)
Denis DUBOIS a par ailleurs rédigé de nombreux articles et ouvrages dont en particulier : Négociation et contrôle des conditions bancaires, en collaboration, aux Editions d’Organisation Les décisions financières de l’entreprise, aux éditions PUF Gestion, 6ème édition 2004, Les mécanismes financiers de l’entreprise, IEF 2005.
Le Directeur Financier Idéal vu par un Universitaire
Si la finance est et doit rester au service de la stratégie industrielle, elle n'est pas pour autant asservie à celle-ci dès lors qu'elle se nourrit de contraintes qui sont pour parti exogènes à l'activité qu'elle sert. Le financier doit donc disposer d'une autorité suffisante pour imposer aux structures opérationnelles, au plan industriel et commercial les exigences dont il s'est porté garant auprès des partenaires financiers sans les ressources desquels l'entreprise ne peut se développer.
Si la pris e de risque est inhérente à toute décision stratégique, elle doit être anticipée, mesurée, quant à ses conséquences financières et de ce fait être l'objet d'arbitrages qui peuvent dans certaines circonstances s'opposer aux souhaits des dirigeants. Ne dit-on pas parfois que le financier est un empécheur de faire ? De fait, cela vaut sans doute t-il mieux qu'un "pousse au crime" que sont trop souvent les montages financiers à l'alambiqué que préconisent certains banquiers d'affaires plus soucieux de leurs commissions à court terme que de l'intérêt de leur client.
Par ailleurs, la gestion du "cash" ne souffrant d'aucunes approximations, le financier doit être un homme de rigueur et d'organisation. La bonne tenue du système d'information de gestion, la pertinance et l'actualité des données qui contribuent à l'équilibre financier, la fiabilité des "reportings" apportés à la connaissance des marchés financiers doivent constituer une préoccution de tous les instants.
Homme de contact et de conviction, le financier doit aussi rassurer, cacher ses angoisses pour donner à ceux qui ouvrent au quotidien à la vie économique de l'entreprise la sérénité dont ils ont besoin pour conduire leurs actions tout en ne cachant pas aux partenaires financiers la juste mesure des difficultés s'il souhaite pérenniser leurs concours , le banquier détestant par dessus tout être surpris !
- La vision du Commissaire aux Comptes
Olivier YOUNES, Investment Manager – Groupe Siparex, Enseignant vacataire - HEC et CNAM,
Manager – Association Euromed Capital
Olivier Younès, 37 ans, a une expérience de 14 ans dans les métiers de la finance, dont 9 ans en capital investissement chez Siparex et 5 ans en audit et corporate finance. Il est Manager de l’Association Euromed Capital et enseignant vacataire à HEC Entrepreneurs et au Conservatoire National des Arts et Métiers – en capital investissement et en fusions et acquisitions.
Après une première expérience chez Ernst & Young Corporate Finance puis en Italie dans le cabinet de recrutement Michael Page, il intègre KPMG Audit comme responsable de mission en 1997.
En 2001, il rejoint Siparex Ventures où il constitue et reprend partiellement un portefeuille de 18 sociétés technologiques à forte croissance, dont les trois quarts sont désormais cédées ou introduites en bourse.
En 2008, il devient Investment Manager de l’activité Pays Emergents de Siparex et accompagne en tant que « Technical Partner » la banque d’affaires Beltone en Egypte pour un fonds d’investissement destiné aux PMEs locales.
Olivier Younès est diplômé de l’université Paris Dauphine (Master 225 Finance d’entreprises et Maîtrise de gestion) et du Conservatoire des Arts et Métiers. Il est expert-comptable et commissaire aux comptes.
De mon point de vue, le directeur financier d’une société qui compte parmi ses actionnaires un ou plusieurs fonds de capital investissement devrait développer trois dimensions principales : le positionnement, la fiabilité de l’information financière produite et l’obsession du cash.
Tout d’abord, le positionnement : le directeur financier doit observer une relation hiérarchique avec sa seule direction générale. Il doit éviter de se comporter comme s’il était l’employé du fonds d’investissement, sauf à faire courir à ce dernier le risque d’une immixtion dans la gestion de l’entreprise avec son corollaire ultime : le risque de qualification de gestion de fait. Cette règle est d’autant plus fondamentale que le fonds aura une participation minoritaire dans la société. Dans le cas d’un LBO majoritaire, le relationnel entre le directeur financier et le fonds d’investissement tend à se développer – mais le directeur financier demeure dans une relation hiérarchique avec sa seule direction générale.
Ensuite, le cœur de la mission du directeur financier est d’assurer la fiabilité de l’information financière produite. Celle-ci est précisée en format et en périodicité dans le pacte d’actionnaires que signent le fonds d’investissement et les autres actionnaires de l’entreprise. Une majorité de pactes d’actionnaires donnent au fonds d’investissement un siège au conseil d’administration ainsi que le droit de diligenter un audit à sa discrétion. Le directeur financier est au cœur de ce système. Dans les phases exceptionnelles de la vie de l’entreprise, il éclaire aussi les grandes décisions du management en réalisant des analyses spécifiques telles que la valorisation de projets ou la simulation de dilution sur les grands équilibres du capital.
Enfin, le directeur financier doit avoir l’obsession du cash : la trésorerie est à la fois le garant de la (sur)vie de l’entreprise et le socle de ses négociations avec ses partenaires : banquiers, fournisseurs et clients. Pour réussir sa mission, le directeur financier travaillera en bonne intelligence avec sa direction générale qui est en première ligne dans les relations avec les fonds d’investissement actionnaires.
- La vision de la spécialiste de l'accompagnement des chefs d'entreprise.

Béatrice JAUFFRINEAU a fondé et dirige Business & Gouvernance (réseau d’experts au service des entrepreneurs). Elle est aussi la fondatrice (2003) et la Présidente d’Honneur du réseau Femmes Business Angels
Après 5 années à la tête du réseau FBA, où elle a soutenu et conseillé plus de quatre cents entrepreneurs en recherche de financements et côtoyé plus de deux cents business angels, elle apporte désormais (avec son équipe) son expérience aux entrepreneurs dans les phases critiques du développement de leur entreprise : élaboration ou mise à jour du business plan, assistance à la levée de fonds, management et gouvernance.
Son parcours professionnel comprend également 6 années de conseil en cabinet international (LBsa et Ernst & Young) et 8 années d’export et de communication. Elle a également une expérience dans le trading et l’organisation d’événements. Elle a séjourné longuement dans plusieurs pays dont l’Autriche, la Russie et la Chine.
Béatrice Jauffrineau est membre active et co-fondatrice de deux autres réseaux de Business Angels d’envergure nationale, après avoir été membre du conseil d’administration de France-Angels et membre de l’IFA (Institut Français des Administrateurs).
Issue d’une famille de chefs d’entreprises, elle est titulaire du MBA d’HEC (ISA) (majeure Business Plan), d’un DEA d’Etudes Est-Européennes de Sciences Po Paris et d’un DEA de linguistique. Elle parle couramment 5 langues dont le russe (et de bonnes notions de chinois mandarin).
Par décret présidentiel du 15 mai 2008, en reconnaissance de son action envers les entrepreneurs et pour la diversité, elle a été nommée Chevalier dans l’Ordre National du Mérite.
De l’art de la présentation orale :
Il est naturel, au fil des présentations, qu’un auditoire se lasse : où l’on voit l’importance de la créativité et de l’attention aux aspects « communication » pour surprendre et captiver l’auditoire.
En effet ce ne sont pas forcément les plus brillants que l'on écoute...mais ceux qui savent inventer, sortir des habitudes, surprendre par une approche décalée, jouer avec les mots et les gestes.
Le DAF doit se faire violence dans ce type d'exercice....mais beaucoup ont su montrer que, oui, il était possible d'être DAF et créatif …
Au bilan : quelques présentations très originales, positives et concrètes : on accroche. D’autres gagneraient à admettre que la recherche de la séduction ne retire rien à la pertinence des propos.
Peu de femmes sur la scène -et peu de DAF parmi elles… dommage : il en faut plus ! - mais incontestablement de bonnes communicantes…leurs prestations restent en mémoire.
La forme sublime le fond…
Le/la DAF idéal/e intègre cette approche créative, qui lui devient vite naturelle, autant qu’il/elle a intégré les principes de bonne gouvernance, comme un moyen incontournable de donner du sens aux chiffres.
- La vision du spécialiste de la formation professionnelle
Michel SION est titulaire d’une maîtrise de droit, sciences des affaires de Lille et d’un master of business administration (MBA) de Columbia University à New York (1986). Il a démarré sa carrière dans le contrôle de gestion en milieu industriel. Il a ensuite exercé des responsabilités dans le domaine financier, en credit management, gestion de trésorerie et reporting en normes comptables US GAAP. Il est actuellement responsable des différentes offres de formation Inter entreprises à la finance et au risque client à la CEGOS.
Quel est le Directeur Financier Idéal ?
Un directeur financier ne peut vraiment réussir que s’il s’intéresse réellement au métier de l’entreprise. Il est souvent seul à porter la préoccupation financière et doit orienter le comité de direction vers les actions améliorant la performance économique de l’entreprise. Il ne décide pas de la stratégie mais participe aux choix stratégiques, il montre les conséquences financières des actions envisagées … et du manque de décisions. Son rôle est de sensibiliser en permanence la direction générale, les membres du comité de direction, les opérationnels, les personnes de son équipe.
- La vision de la spécialiste du financement du poste clients

Sophie SUSTERAC, diplômée de Sup de Co Montpellier (1990) a démarré sa carrière dans le groupe Compagnie Bancaire au sein du département financement immobilier d’entreprise de l’UCB. Elle a ensuite tenté l’aventure de la création d’entreprise dans le secteur de la parapharmacie.
En 1995 elle revient dans le domaine financier et intègre la société Cofacrédit, où elle occupe actuellement le poste de Directrice Commerciale. Cofacrédit , filiale de Coface et de GE Capital, est totalement dédiée aux exportateurs français à qui elle propose une palette de solutions de financement de leurs créances export.
Mesdames,
Vous avez toujours rêvé de rencontrer le DAF idéal dans votre vie ?
Mais que d’exigences !
Vous souhaitez qu’il soit expert en finance et en même temps généraliste, qu’il sache manager son équipe , qu’il anticipe, qu’il soit intègre, qu’il établisse les budgets et anime les reportings, qu’il sache négocier avec les banquiers, qu’il soit proche du dirigeant tout en étant indépendant, qu’il séduise son actionnaire, qu’il fasse preuve de rigueur dans les comptes et de souplesse dans ses relations avec les commerciaux.
Trop, c’est trop !
Adieu à vos belles illusions, le DAF idéal n’existe pas!
Demandez lui avant tout de s’entourer d’experts, de faire appel à des professionnels et vous considérerez votre DAF avec un œil attendri.