André CHANU, Directeur de missions chez Objectif CASH
Le Plan VIGICASH : 15 priorités d’actions pour faire plus de CASH et sortir plus forts de la crise …
Croissance ou crise, crise et croissance ? Un seul mot d’ordre pour les responsables des entreprises : « Retour impératif aux fondamentaux de la gestion financière ! »
Tirés par la croissance ou rattrapés par la crise financière, les équipes dirigeantes des entreprises doivent rester concentrées sur les fondamentaux de la gestion, avec un indicateur majeur, le niveau du cash disponible pour faire face soit aux appétits de la croissance (qui comme chacun le sait consomme du cash du fait du Besoin en Fonds de Roulement), soit aux risques de la crise financière mondialisée, et parfois pour faire face aux deux en mêmes temps !
C’est par gros temps que l’on peut juger de la solidarité et de l’efficacité d’un équipage. Il arrive qu’en cas de tempête, certaines équipes, même parmi les meilleures, se crispent ou se désunissent devant les enjeux ou les difficultés.
La force d’un diagnostic objectif et indépendant…
Les actionnaires ou les dirigeants qui font appel à des managers de transition comptent sur l’objectivité d’un diagnostic indépendant – la force de l’œil extérieur -, leur implication et leur disponibilité totales pour alléger le stress de l’équipe touchée par les difficultés, et leur expérience pour donner l’impulsion suffisante afin que l’équipe en place reprenne la main le plus rapidement possible.
Les deux ou trois premiers jours d’intervention des managers de transition sont capitaux. Ils doivent non seulement comprendre et analyser la situation, mais plus encore ressentir quasi physiquement le contexte humain, sociologique et professionnel qui conditionne le succès du futur plan d’actions à court terme, à bâtir avec l’équipe en place.
Forts d’une expérience collective de plus de trois cent missions au cours des cinq dernières années, les managers de transition d’Objectif CASH mettent en œuvre, directement avec le directeur général ou le responsable financier, un premier diagnostic, en quinze questions-clé. En illustrant chaque question de situations qui vont d’un contexte très défavorable (évaluation 1/5) aux meilleures pratiques (5/5), chaque responsable opérationnel ou financier peut situer les points forts et les points faibles de son organisation.
Ce diagnostic dynamique et interactif – appelé Plan VIGICASH– est ensuite présenté et validé par les principaux acteurs de l’entreprise, afin de s’assurer non seulement d’une adhésion, mais plus encore d’une appropriation, chacun dans son domaine de compétences ou de responsabilités.
« Un dessin vaut mille mots » disent les pédagogues et les stratèges militaires. C’est pour cette raison que l’évaluation de la situation, vue dans un premier temps sous l’angle de la fonction financière, est présentée sous forme de scores et de graphiques. En dessous d’un score de 40 points sur 75 (maximum possible), l’expérience d’un grand nombre de situations rencontrées sur le terrain démontre qu’il est urgent d’agir…
A la recherche des « quick wins »…c'est-à-dire aller à l’essentiel !
La résistance d’une chaîne dépendant de celle des maillons les plus faibles, les évaluations débattues et validées de niveau 1/5 ou 2/5 mettent en évidence ces maillons faibles. Comme l’urgence est partout, l’équipe en place va pouvoir se concentrer au début, sans se disperser, sur seulement trois à cinq priorités au maximum – les « quick wins » -, pour relever les évaluations les plus faibles, à un niveau plus acceptable à court terme (3/5 au minimum, voire 4/5).
Ces objectifs simultanés et concentrés sur trois à cinq actions bien précises sont l’amorce du retour aux fondamentaux de la gestion financière de l’entreprise. Tous les acteurs-clé de l’entreprise sont impliqués :
Commerciaux et « productifs », mais aussi l’administration des ventes, la logistique ou les transports, soutenus par les fonctions « supports » de la comptabilité, de la trésorerie, du système d’information et du contrôle de gestion.
Tous les services contribuent à la mise en œuvre des bonnes pratiques (gains de temps, recherche d’économies, mise en œuvre de réunions transverses ou d’un management plus participatif, etc).
Objectif Numéro 1 : Pédagogie. Il s’agit d’abord de rendre les équipes permanentes autonomes et de leur repasser la main rapidement …
Toujours en lien avec la direction générale, le manager de transition aide à sélectionner les bonnes priorités (les « quick wins »). Il veille à la mise en ordre de bataille des forces de l’entreprise, à la cohérence des plans d’actions entre eux. Il aide à mettre du rythme dans les plans d’actions en mettant lui-même la main à la pâte…Il met en place les instruments de mesure de la performance des plans d’actions afin de répondre à la question suivante « Si nous sommes bons, comment le saurons nous ? ».
Quand les premiers résultats positifs arrivent, il sait s’effacer et repasser le témoin à l’équipe permanente, beaucoup plus soudée qu’à son arrivée, avec un moral tout neuf, et qui est désormais en mesure de consolider sans aide extérieure les premiers résultats du plan d’actions à court terme.
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